Archives de catégorie : Overlanding

Escapade à la forêt nationale d’Ocala

Pendant que la majorité des visiteurs de la Floride font la chasse aux plages, la forêt nationale d’Ocala demeure un trésor caché au cœur du Sunshine State. Situé au nord d’Orlando, cet étendu de près de 3000 kilomètres carrés renferme la Mecque des Overlanders. Quiconque aimant sortir des sentiers battus sera comblé par une variété impressionnante de surface et de végétation qui garantissent un dépaysement total. Nous avons eu la chance d’y séjourner quelques jours lors de notre dernière escapade.
Arrivés de Palatka au nord, nous avons emprunté la route pavée 19 avant de se diriger sur la 33 non-pavée en direction de notre premier arrêt : Hopkins Prairie. Ce fut un véritable plaisir de se rendre à un terrain de camping par les routes secondaires mais heureusement que nous avions imprimé les cartes des sentiers car on avait vraiment l’impression d’être au milieu de nulle part. Les parcs américains on souvent un bénévole en guise de responsable et celle-ci vint nous rencontrer à notre arrivée pour nous donner les recommandations d’usage. Les trois grandes lignes de notre conversation sont les suivantes : 1- Ne pas trop s’approcher du marais car les alligators se déplacent rapidement. 2- Dites aux enfants de ne pas jouer avec les serpents car elles ne différencient pas ceux qui sont vénéneux de ceux qui ne le sont pas. 3- Il y a un immense nid de chauves-souris à l’extrémité du terrain et celles-ci prennent leur envol à 17h45 précise. Cette dernière information avait piqué notre curiosité et il n’était pas question de rater notre chance de voir un tel spectacle.

N’ayant pas de bois pour le feu, nous avions décidés d’aller en chercher au village le plus proche en empruntant quelques-uns des tracés répertoriés dans notre document. La première section, qui semblait dégagée au début, se referma tranquillement et nous amena en bordure d’une étendue d’eau où commença un slalom entre d’immenses arbres. Chaque intersection nous ouvrait une multitude de possibilités tout aussi intéressantes les unes que les autres, mais nous devions rester sur la principale si nous voulions revenir à temps pour l’envol des chauves-souris. Sur le chemin du retour, à peine quelques kilomètres plus à l’est, la terre meuble sur laquelle on roulait fit place à un sable blanc. Plus on avançait, plus le sable devenait dense, jusqu’au point où l’on a dû embrayer le quatre roues motrices pour continuer à avancer. Cette dernière section, autant par son paysage que par la qualité du sentier, était le genre d’endroit où nous aurions pu rouler pendant des heures sans se lasser.

Tel que l’avait été mentionnée par la responsable, c’est à 17h45 précis que les cris stridents ont commencé à se faire entendre en provenance de la cabane perchée dans l’air. En moins de deux, des centaines de chauves-souris ont envahi le ciel de tous les côtés nous frôlant au passage. Les enfants ont adoré ce spectacle à la fois majestueux et effrayant et je confirme que les chauves-souris ne s’agrippent pas aux cheveux blonds comme le raconte les légendes urbaines. De retour à notre site, le feu que nous avions allumé s’était transformé en un beau lit de braises parfait pour faire cuire le souper. Pendant que les enfants savouraient leurs S’mores, il était temps de jeter un œil aux cartes afin de prévoir notre itinéraire du lendemain.

Nous avons décidé de passer une nuit de plus dans la région mais de changer d’endroit pour dormir tout en traversant la forêt vers le sud. Notre chemin parcourait une zone de refuge animalier qui, avec un peu de chance, nous aurais permis d’observer quelques animaux sauvages. Après quelques kilomètres de forêt dense, notre observation s’était limitée à quelques traces. C’est traces, laissées dans l’argile, était très fraîches et de grande taille nous laissant supposer que nous avions manqué la bête de peu et qu’elle était de bonne dimension. Nous avons été, encore une fois, impressionnés par la variété de sentiers avec cette dernière section sur fond d’argile qui nous avait donné une nouvelle expérience de conduite avant d’arriver à notre destination journalière : Juniper Springs.

Reconnu pour son authentique moulin à eau et son étang d’eau chauffé par des micros fuites de la couche terrestre, Juniper Springs est établi depuis les années 1930. Malheureusement, personne de la famille n’a osé se jeter à l’eau en voyant les tortues s’y promener et les avertissements concernant les alligators. Cet endroit est probablement le plus achalandé de la forêt Ocala de par sa localisation et la proximité des services. C’est un site enchanteur à visiter et un camping agréable à séjourner pour prendre une bonne douche et relaxer avant de reprendre la route.

La forêt nationale d’Ocala fait désormais partie de nos destinations préférées et c’est avec un léger pincement au cœur que nous avons quitté ce paradis du hors-route le lendemain matin. Il était maintenant le temps de sortir les maillots et le parasol et d’aller jouer ailleurs dans le sable… avec moins de chauves-souris, serpents et alligators mais beaucoup plus de touristes!

Texte et photos: Expédition Nord-Sud

Smokey Mountain Trail

Smokey Mountain Road : Notre mésaventure Ouest-Américaine

 Nous avons pris une pause d’un an suite à notre traversée du Canada, question de commencer l’aménagement d’un nouveau véhicule et de préparer nos prochains périples. Une escapade dans l’Ouest américain revenait souvent dans les sujets de conversation et ce n’était qu’une question de temps avant de la réaliser. Les astres se sont alignés l’été dernier et nous avons décidé de partir malgré les douze milles kilomètres à parcourir en trois semaines. Avec une aussi grande quantité de choses à voir et à faire en si peu de temps, il nous fallait faire des choix. Une de mes requêtes à ce sujet était la traversée du Grand Staircase National Monument par les routes secondaires. C’est ainsi qu’après quelques heures de recherche, j’ai trouvé un tracé idéal reliant les villes de Big water et Escalante par la Smokey Mountain Road, nommée ainsi en l’honneur de la montagne qu’elle escalade.

Tout s’était bien déroulé jusqu’à présent et la région du Grand Canyon nous en mettait plein la vue depuis quelques jours. Nous avions déjà fait un peu de hors-route en Arizona sur le North Rim et on se sentait d’attaque pour notre tracé de 120 kilos. La route semblait de bonne qualité malgré quelques sections de planche à laver qui nous ont forcés à faire un petit arrêt pour ajuster la pression des pneus. Un panneau sur le bord de la route identifiait une plage dans le coin de Crosby Canyon quelques 20 kilomètres plus loin. Il était encore tôt et nous avons décidé d’aller explorer les berges du lac Powell. La route avait fait place à un sentier au travers des rochers qui, à son tour, se transformait en dunes de sable avec plus ou moins d’indications. Après quelque fausses directions, nous avons finalement réussis à se rendre sur le bord du lac pour une courte pause avant de reprendre la direction de notre objectif principal.

De retour sur le tracé principal, nous sommes arrivés un peu plus loin à un embranchement situé au pied de la montagne. Les indications nous donnaient le choix d’aller à droite ou à gauche mais les deux chemins se recroisaient au sommet selon le plan. Celui de droite semblait moins abrupte, nous avons donc opté pour celui-là. Finalement, l’ascension d’une dizaine de kilomètres était digne des routes de l’impossible. Un précipice de chaque côté pour la première partie suivi d’une succession de courbes à flanc de montagne nous apportait sur le plateau principal. Une fois en haut, la vue et la route étaient splendides, ce qui a amoindri quelque peu le vertige de ceux et surtout celles qui ont moins aimé le trajet. Dehors, le tonnerre et la foudre s’en donnaient à cœur joie mais on n’y portait de moins en moins attention, puisque les derniers jours avaient été semblables. Les arbres abattus et brûlés par la foudre sont monnaie courante dans la région. La végétation était presque inexistante outre les petits arbustes secs, portrait type des déserts arides de l’Arizona et de l’Utah. La route était sablonneuse et confortable, le genre de route que je roulerais pendant des jours sans me lasser.

Une fois la traversée du plateau effectuée, la descente vers le canyon fut saccadée en plusieurs petits vallons rocailleux. Le tonnerre grondait et les éclairs encore plus forts semblaient se rapprocher mais toujours pas de pluie. Nous étions maintenant rendus dans le creux du canyon et la route si agréable jusqu’à ce moment me pris par surprise quand le dernière du camion partit à la dérive à la sortie d’un virage. Après un coup d’œil par la fenêtre, j’ai vu qu’une couche visqueuse recouvrait la surface de la route. Sans trop de préoccupations, j’ai embrayé le mode 4×4 et nous avons continué notre chemin. Plus on avançait, plus c’était glissant mais la traction était encore raisonnable. Jusque là, tout était sous contrôle mais nous avons été confrontés à un deuxième défi. Au moment où la route descendait plus creux dans le fond du canyon, elle était partiellement lavée. Chaque traversée était devenue de plus en plus ardue et j’ai sérieusement commencé à douter de la tournure des événements. Le tonnerre avait continué à gronder et la pluie semblait se rapprocher dangereusement. Une certaine panique a envahi mon esprit lorsque j’ai réalisé que si la pluie se mêlait de la partie, nous pourrions être définitivement prisonniers dans le canyon.

Après une étude de nos cartes, il nous restait environ 40 kilomètres jusqu’à Escalante mais une jonction apparaissait 10 kilomètres plus loin à la sortie du canyon. Si on réussissait à s’y rendre, peut-être que les conditions seraient meilleures et nous ne serions pas obligés de rebrousser les 80 kilos déjà derrière nous. Des coulées de boue et des montées rocheuses délavées se succédaient de plus en plus et m’obligeait à descendre du camion pour évaluer le tracé à chaque fois. Plus de deux heures avaient été nécessaire pour se rendre à la croisé des chemins où l’on pouvait apercevoir des enclos et une petite cabane mais aucune trace de vie. Depuis le début du trajet, nous n’avions croisé personne mais surtout, aucune empreinte de pneu nul part.

À ce point, la route semblait plus large et en meilleur état mais le doute persistait toujours car nous étions encore dans le fond du canyon et selon nos cartes, nous devions croiser la rivière une trentaine de fois. Les traces d’un véhicule ont fait leur apparition à l’horizon et nous ont donné un regain de confiance du même coup. La tension avait commencé à diminuer après une belle section et nous a même permis de rouler à près de 30 kilomètres à l’heure. On commençait même à penser arriver à Escalante avant le coucher du soleil. C’est lorsque l’on baisse la garde que les erreurs arrivent et c’est de cette façon que nous nous sommes retrouvés coincés dans une marée de boue qui a ensevelit la route sur une distance d’environ 200 pieds et d’une profondeur d’environ deux pieds. Les traces du véhicule précédant s’étaient refermées après son passage et c’est pour cette raison que nous ne l’avions pas vu. Définitivement, ce véhicule était plus léger que le nôtre. Une heure de pelletage intensif a été nécessaire pour nous extirper de cette substance visqueuse qui se refermait à chaque coup de pelle. Ce n’était que le premier croisement de la rivière…

          

Un demi-kilomètre plus loin, c’était à recommencer. Cette fois là, j’avais pris les moyens pour avoir assez de momentum et passer au travers mais ce fut différent pour le troisième car il était impossible à franchir. Trop profond et étalé sur une longue distance, on n’en voyait même pas la fin. Les traces du véhicule précédant démontraient qu’il avait essayé mais en vain, je les ai donc suivi pour voir par où le véhicule avait réussi à contourner cette mer de boue. La seule solution semblait quitter la route, rouler aux travers de la végétation et éviter les fossés trop profonds. Notre empattement était définitivement plus long que l’autre véhicule et il était impossible de suivre leurs traces. Il a fallu sortir la pelle une fois de plus. Il était primordial de garder notre camion en mouvement si on voulait se sortir de ce pétrin.

Heureusement la pluie ne semblait pas vouloir tomber, du moins, pour l’instant et c’était une très bonne nouvelle car le niveau critique de la situation aurait atteint le sommet. Nous étions rendu trop loin pour retourner sur nos pas. Toujours selon nos cartes, la route croisait le lit de la rivière encore une quinzaine de fois. Nous avons décidé d’y aller une à la fois tout en restant vigilant pour éviter les fausses manœuvres. Nous avons réussi à regagner la route après un court trajet dans le fond du canyon où la rivière semblait asséchée par endroit. Les traces avaient disparues et nous sommes tombés encore une fois sur un barrage boueux. Une vieille vache maigrichonne nous regardait nonchalamment de son enclos pendant qu’on cherchait notre chemin. Nous sommes retournés sur nos pas pour retrouver les traces et s’apercevoir qu’elles avaient, une fois de plus, franchi un fossé. Cette fois ci, c’était clair que le véhicule n’était pas un 4×4 mais bien un véhicule de type côte-à-côte.

Après une série de manœuvres en devers, autant descendante que montante, nous roulions maintenant dans le lit de la rivière que nous avons finalement décidé de suivre jusqu’au bout. À chaque croisement, la route était coupée dans un immense bain de boue mais, le passage était plus facile de notre côté. Le nombre de traversée diminuait et on était de plus en plus convaincus qu’on y arriverait. Quel fut notre soulagement lorsque nous avons réussi à regagner la route à la dernière traversée, voyant qu’on allait enfin sortir du canyon alors que le soleil commençait à se coucher.

Nous avons décidé d’arrêter dans le premier camping sur le bord de la route pour nous relaxer un peu et prendre une douche bien méritée. Intriguée de nous voir débarquer si tard et un peu démolit, la tenancière nous a demandé d’où nous étions arrivés. Après lui avoir raconté notre périple, elle nous a répondu que les pluies torrentielles des deux dernières semaines étaient probablement en cause avant de rajouter qu’elle avait roulée cette route il y a un mois avec son Honda Accord! Heureusement que nos trois valeureux petits soldats sont maintenant habitués aux longues sorties car ils ne semblaient pas s’être préoccupés de la situation durant nos déboires. Ils nous ont même préparé notre feu pendant qu’on s’occupait du souper. Le retour au calme et surtout la terre ferme était, pour une fois, réconfortant.

70 000 KM de 4×4 plus tard…

Quand on dit à notre conjointe : ”Je pars faire un tour en 4×4.”, cela signifie que l’on ne sait pas toujours l’heure ou même la journée  du retour. Pour Marc Mellet, faire  un tour, ça signifie parfois faire 70 000 km, 2 ans et 25 pays. Laissez-moi vous parler un peu de cette aventure qui a su mettre à l’épreuve un 4×4 dans le vrai sens du terme.

 

Avant d’accomplir ce long périple, il y a 7 ans de ça, Marc avait déjà tenté de rallier le Kamtchatka, péninsule volcanique de 1250 km de long située en Extrême-Orient russe qui s’avance dans l’océan Pacifique. Toutefois, un accident (tonneau), en arrivant près de la ville de Magadan, l’avait empêché de réaliser son projet. N’étant pas du genre à abandonner ses buts, Marc remet sur pied un projet de voyage afin de rejoindre la péninsule volcanique. Environ deux ans avant le grand jour du départ, Marc rencontre Jeanne-Sarah Savart qui sera sa partenaire de voyage ainsi que la rédactrice du livre qui relate l’histoire de ce voyage.

C’est à bord d’un Land Cruiser BJ75 que les deux passionnés ont décidé d’amorcer leur aventure. Ils partirent en 2012 en passant par l’Europe, la Turquie, le Caucase, L’Asie centrale, la Mongolie, la Russie et le Japon.

On n’entreprend pas de tels périples avec n’importe quel véhicule. Acheté six mille euros (8954$ canadien aujourd’hui )  en 2001 avec 270 000 km au compteur, le Land Cruiser a dû subir plusieurs modifications afin d’accomplir sa lourde tâche deux ans plus tard. Au début de l’aventure, les compteurs indiquaient déjà 434 435 km et le périple allait y ajouter 70 000 km de plus.

La motorisation : La première grande transformation concerne le changement de moteur. Le moteur d’origine étant 4 cylindres diesel de 3,4 litres (un 3b) ne développait que 90 hp (ce qui était insuffisant pour ce voyage). Le moteur a donc été remplacé par un moteur Toyota plus moderne provenant d’un HDJ80, 12 valves, turbo diesel de 4,2 litres (1HDT) faisant grimper la puissance à près de 170 hp. La modification a d’ailleurs forcé Marc à changer les supports moteurs, radiateur, alternateur, filtre à l’air, etc.

Pneumatique : Pour les pneus, ils ont opté pour des Michelin YZL, 255/100-16 et  des Toyo Open Country M/T 265/75-16 pour la partie du voyage enneigée.

Suspension : Pour cet aspect, Marc a installé des amortisseurs au gaz OME doublés à chaque roue, ainsi que des lames King Spring HD OME HHD à l’arrière.

Réservoir à essence : Afin d’avoir une bonne autonomie, le véhicule bénéficie de trois réservoirs; celui d’origine de 90 litres, un central de 95L (longue range automotive) et un troisième réservoir de 150 Litres situé à l’arrière. Cela semble faire beaucoup mais pour vivre ce genre d’aventure, le manque d’essence ne doit pas être une préoccupation.

L’argent : C’est bien sûr une des premières choses qui nous vient en tête lorsqu’on entend parler d’un tel projet, combien peut coûter un tel voyage? Dans leur cas, ils m’ont confié qu’ils avaient évalué leur budget à 1200 euros par mois, soit environ 1791$ canadien. Ce montant comprenait les visas nécessaires, la nourriture, quelques réparations et l’essence qui comptait pour la moitié du budget. Ils ont pu bénéficié du financement d’un magazine hors route français. En échange, Jeanne-Sarah devait rendre 7 pages d’article tous les mois sur leur voyage. Ils ont aussi eu la chance d’avoir une commandite majeure d’Euro4x4parts qui a beaucoup aidé, en envoyant des centaines de pièces de rechange durant le périple.

Je leur ai demandé de quoi avait l’air une journée typique pour eux. Voici ce qu’a été leur réponse; ”La découverte et l’imprévu ont été notre lot quotidien durant ces deux années. Il n’y avait pas de plan défini. À part les contraintes de visas, nous avons navigué au hasard et au gré de nos rencontres. Finalement, nous avons peu roulé, préférant rester quelque jours pour profiter d’un endroit ou des gens. Notre véhicule nous permet de bivouaquer n’importe où et d’être autonomes dans la nature ou en ville. Nous avons donc dormi principalement dans notre 4×4 ou chez les habitants qui nous invitaient. Il faut dire que notre Land Cruiser est un outil de socialisation incroyable. Il attire l’attention, les questions et permet de faire des connaissances.”.

Bien sûr nous avons voyagé par toutes les saisons. Il y a eu des périodes de froid intense et des grosses chaleurs. Durant notre passage en Sibérie cet hiver, notre chauffage, qui s’était déjà endommagé lorsque nous avons renversé le camion quelque mois plutôt, a refusé de fonctionner alors qui faisait -40 c. Nos duvets sont heureusement prévus pour de très basses températures et nous dormions avec nos chapkas sur la tête. Finalement, le plus dur n’aura pas tant été de résister au froid que de gérer notre approvisionnement en eau. Une heure pour décongeler une bouteille chaque matin, de quoi mourir de soif devant un gros glaçon.

Même si chaque jour l’excitation de la nouveauté était au rendez-vous, rien n’a égalé la dose d’adrénaline que nos aventuriers ont eue lors de la traversée du lac Baïkal. Situé dans le sud de la Sibérie, en Russie orientale. Ce lac représente la plus grande réserve d’eau douce liquide de la surface du monde, soit environ 23 500 km3. Sa transparence est unique et la visibilité parfaite (jusqu’à 40 mètres de profondeur). Il est parfois surnommé la Perle de Sibérie. Ils ont donc fait ces 400 quelques kilomètres sur le lac gelé.  Parfois en pleine tempête et en évitant les crevasses, ils ne perdaient jamais de vue que la glace pouvait céder à tout moment. À cet endroit, l’aide est tellement loin, que le temps que les secours arrivent. ils auraient sûrement eu le temps de se transformer en Mr Freeze.

C’est justement la somme de cette adrénaline et de tous les péripéties qui les a convaincus d’en faire un livre. Il ne s’agissait plus d’un simple trajet, mais bien d’une aventure qu’ils avaient envie de partager avec le reste du monde. Marc, étant photographe professionnel, pouvait  apporter une touche très personnelle que l’on peut admirer dans le livre. On peut aussi trouver un autre livre intitulé Davai Kamtchatka sur son premier voyage.

Je leur ai aussi demandé quel était leur prochain projet. Ils avaient déjà beaucoup d’idées en tête. Mais d’abord, ils devaient remettre le Land Cruiser en état puisqu’il a quand même légèrement souffert lors du dernier voyage. Un film sur leur aventure n’est d’ailleurs pas écarté des possibilités. Quant aux destinations à venir, l’Islande et l’Afrique sont les endroits qu’ils ont en tête.

Liens pour le site : https://www.facebook.com/lemondepourpassager/

Dave Daneault

De l’overlanding de luxe

La compagnie Black Series Campers inc. est une entreprise familiale qui est en affaires depuis maintenant près de 10 ans. Nous leur avons demandé si le marché Canadien était dans leur ligne de mire et leur réponse fut assez claire : la compagnie a déjà approché certains commerçants du Canada.  Leurs remorques respectent les standards DOT. La famille a ainsi produit environ 10 000 remorques depuis leur début.

Cette semaine je vous présente un super produit : un campeur hors-route produit par eux. Sachez que plusieurs modèles sont disponibles mais je voulais vous présenter un de ceux qui ont attiré mon attention par sa qualité de conception.

Il est donc possible de choisir parmi  8 options. Dépandament de vos besoins, 4 modèles que je décrirais plus comme des remorques dépliables… Ou 4 types roulotte hors route. Votre choix sera bien sûr motivé par vos besoins, types d’excursions, types de terrain et, bien sûr, votre budget.Le modèle que j’ai décidé de vous présenter est le modèle HQ19, qui est selon moi le modèle le plus haut de gamme qu’offre la compagnie.

 

SUSPENSION:

Du côté de la suspension la compagnie a travaillé à développer une suspension la plus solide possible. Ils ont fabriqué eux-même les bras de suspension. C’est un système à quatre amortisseur qui vient travailler sous le véhicule.

 

L’INTÉRIEUR:

L’intérieur offre un luxe très surprenant . Des produits de qualité comme les fini bois ou même les vrais cuirs donnent un look assez tape-à-l’oeil. Beaucoup de luxe que certain pourrait juger inutile en sentier mais qui pour d’autre pourrait être très apprécié.

 

  

La compagnie offre une garantie raisonnable de 5 ans sur la structure et plusieurs autres composantes.

 

LES PIÈCES :

Salle de bain toute équipée comprenant toilette, un évier, une douche et même une machine à laver.

 

La cuisine comprend les accessoires habituels sois le four, le micro-onde, et le réfrigérateur

 

La chambre à coucher offre une très bonne dimension pour le lit ainsi que du rangement.

Les deux panneaux solaires de 150 watts montés sur le toit de la remorque vous permettent de recharger vos 4 batteries ce qui est un gros plus lorsque vous êtes loin des points de services.

En ce qui concerne le prix… Bien on parle d’un 59 999 $ US.. Mais si vous trouvez le prix un peu trop élevé pour votre budget, sachez que la compagnie offre beaucoup d’autres modèles adaptés à plusieurs sortes de portefeuilles.

Le système d’attache remorque est un système conçu pour le hors route qui vous permet une rotation de 360 dégrée. Ce petit avantage n’est pas à négliger pour les amateurs de sentier plus… vallonneux.

Comme le modèle PATRON par exemple qui est beaucoup plus petit et qui offre une expérience un peu moins luxueuse, mais tout autant agréable selon nous.

PATRON

Qui est affiché à un prix de vente de 22 999 $ US.

Ce modèle est plus de type remorques dépliables. Il possède le même setup de suspension indépendant avec quatre amortisseurs que les autres modèlent, Setup conçu d’ailleurs par la compagnie. Le modèle comprend une cuisinière extérieure en acier inoxydable. Avec une cuisinière intégrée et un brûleur à trois ronds. La tente peut être montée facilement en 8 minutes par deux personnes.

 

 

 

Ce modèle possède deux espaces-lits de grandeur très raisonnable munie d’éclairage à la D.E.L..

Étant donné la grosseur de ce modèle, qui est plus petit, il est bien sûr plus facile pour vous d’attaquer des terrains plus avancés.

 

Voici un petit album des différents modèles disponibles. Vous trouverez tout l’information sur leur site web à l’adresse suivante: https://www.blackseriescamper.com/index.html

La Trans-Labrador Highway

Tout est une question de perspective. Lorsque nous avons demandé à la responsable du camping où se situait le terrain de jeux pour les enfants, elle nous a répondu qu’il n’y en avait plus, mais que les enfants pouvaient creuser partout où il y avait du sable. Lorsque nous lui avons demandé si on pouvait faire un feu, elle nous a répondu que ce n’était pas possible car ils avaient été évacués cinq fois dans les deux dernières années pour les feux de forêt. Après les procédures d’inscription, elle a rajouté que c’est la saison des moustiques et des ours donc toute nourriture doit être rangée après le coucher du soleil et nous conseille d’être prudent sur le site. Nous avons probablement poussé notre chance lorsque nous avons demandé quelle était la condition de la route 510 de la Trans-Labrador Highway. Se doutant même avant de poser la question que la réponse serait probablement négative : Elle nous répondit qu’il y avait eu un accident mortel dans les derniers jours!

Pendant un instant, nous nous sommes remis en doute concernant notre choix de vacances estivales mais tous ces facteurs font partis de l’aventure et nous aimons l’aventure. Nous étions dans le seul camping de Happy Valley-Goose Bay, Labrador, au 53e parallèle. Dernier endroit pour faire les réserves de carburant et de nourriture avant de traverser un des plus longs tronçons de route sans services en Amérique du Nord.

La Trans-Labrador Highway traverse le Labrador d’ouest en est sur une distance approximative de 1200 kilomètres, dont environ 60% sur une surface de gravier. La dernière section, appelé 510, reliant Goose Bay à Red Bay a été complétée il y a environ 5 ans. Ce qui nous donne une boucle très intéressante de 5000km, si l’on revient en traversant Terre-Neuve, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. C’est pour cette version que nous avons optée.

Notre périple avait commencé quelques jours plus tôt avec notre premier arrêt pour la nuit à Manic 5 et ainsi profiter de la visite gratuite des installations hydro-électrique. Le Barrage, qui est le plus grand à voûtes multiples du monde, est très impressionnant avec sa longueur de 1,3 kilomètre et son réservoir de deux milles kilomètres carrés. Aussitôt la visite terminée, nous avons repris la route, direction Fermont. À mi-chemin, l’ombre de Gagnon-ville plane toujours et des terrepleins apparaissent au centre de la route. Cette ville minière, qui a été complètement rasée dans les années 80, nous laisse perplexe et on se prend au jeu d’imaginer où se situaient les bâtiments principaux. Les sections de routes pavées sont en très mauvais états et nous attendons avec impatience de rouler sur le gravier.

Peu avant l’arrivée à Fermont, le paysage lunaire de la mine du Mont Wright nous donne un avant goût de l’ampleur des travaux miniers de la région. Le camion de 250 tonnes installé à l’entrée de la ville fait le plaisir de tous les visiteurs et difficile de résister à la tentation de prendre une photo. Il n’y a qu’un seul camping à Fermont, constitué à 99% de saisonniers et nous somme les seuls représentants du 1%. Fraichement construit, ce camping a battu le record du meilleur ratio qualité/prix : 15$ avec tous les services, douches gratuites et du bois à volonté.

 

Nous avions prévu partir tôt pour franchir la section de 600km entre Fermont et Goose-Bay, ne sachant pas en quel état serait la route. À notre grande surprise, la route est pavée sur plus de 80% et en très bon état. Nous avons croisé plusieurs sections qui ont été ravagées par les feux de forêt et en avons profité pour expliquer aux enfants l’ampleur que peut prendre une négligence à ce sujet. Étant à jour dans notre itinéraire, nous prenons une journée de repos pour visiter la région de Happy Valley- Goose Bay.

Une des règles fondamentales d’un Overlander est : Si vous cherchez quelque chose, demandez aux locaux! C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à North River, dans une communauté autochtone, sur une magnifique plage de sable blanc au grand plaisir de toute la famille. Après une belle après midi de baignade, quoi de mieux qu’un bon repas au restaurant pour fêter le petit dernier de la famille. Encore une fois, suite à une discussion avec les gens de la place, nous avons fait la découverte du restaurant Jungle’s Jim qui nous a conquis avec son décor semi-Hawaï, semi-Safari et un service hors-pair.

Il était maintenant le temps de reprendre la route afin de compléter la dernière section de la Trans-Labrador. Selon nos informations, la distance avant le prochain ravitaillement de carburant serait de 400km, apporter deux Jerry cans supplémentaires semblait une bonne idée. Cette section est 100% gravier jusqu’à Red Bay mais très bien entretenue. Il y a trois haltes au fil de la route pour se dégourdir et plusieurs rivières pour taquiner le poisson. La végétation et le paysage changent du tout au tout lorsque l’on se rapproche de notre objectif et les petits villages de pêcheurs comme Mary Harbour et Port Hope Simpson font leur apparition. Apercevoir la côte et une aussi vaste étendue d’eau, en arrivant à Red Bay, est quelque peu déstabilisant après autant de kilomètres de routes forestières mais très satisfaisant.

Le parc provincial de Pinware est le plus proche de Red Bay et nous y restons pour deux nuits. Situé directement sur le bord de l’eau, à l’embouchure d’une rivière à saumon, Pinware est l’endroit où les moustiques ont été les plus voraces même par grand vent. L’accès à la plage est directement sur le site, ce qui a donné un immense terrain de jeu aux enfants et de somptueux couchers de soleil. Nous en profitons pour aller visiter le site historique des baleiniers basques reconnu par l’UNESCO et déguster un des meilleurs Fish&Chip au monde chez Whaler’s, accompagné d’une Iceberg, bière locale. Les vestiges des chasseurs de baleines se retrouvent un peu partout et on trouve quelques os de baleines le long des sentiers pédestres du littoral.

Nous avons continué notre route jusqu’à Blanc-Sablon, point final de la Trans-Labrador Highway. Fidèles à nos habitudes, nous n’avions pas réservé notre place sur le traversier pour se rendre à Terre-Neuve. Nous avons donc attendu une journée complète en espérant qu’une petite place se libère pour nous. Loin d’être dans la misère, nous avons trouvé un coin tranquille près du quai d’embarquement pour passer la nuit au besoin et pour se préparer un bon repas sur feu de bois.

Notre traversée du Labrador est, sans contredit, une de nos plus belles expériences d’overlanding et nous la recommandons fortement. Nous avons la chance d’avoir, près de chez nous, cette route qui ressemble sur plusieurs points à la prestigieuse Dempster Highway. Il y a parfois peu d’informations sur cette route car elle n’est pas sur toutes les cartes mais vous pouvez consulter les liens ici-bas ou tout simplement communiquer avec nous par notre page Facebook : Expédition Nord  Sud.

-tlhwy.com

-Sur google et rechercher le fichier : trans_labrador_highway_guide_may_2012.pdf

Casey l’incontournable

 Depuis plusieurs années, l’événement Fly-in/Fly-out ayant lieu à l’ancien aéroport militaire de Casey attire non seulement les passionnés d’aéronautique mais une bonne partie des Overlanders québécois. Probablement un des plus gros regroupements de pilote d’avions et hélicoptères récréatifs au Canada, le nombre d’aéronefs ayant atterris sur la piste à chacune des deux dernières éditions a dépassé le cap de la centaine. Si vous n’avez pas encore mis les pieds dans ce secteur, voici de quoi piquer votre curiosité allant même jusqu’à réserver votre fin de semaine de la fête du travail en septembre prochain!

La piste de Casey est située à deux heures au nord-ouest de La Tuque près des villages de Wemotaci et Parent. Coordonnées (47.937984, -74.090322). La route principale pour s’y rendre est la 25 et est considérée comme une autoroute en garnotte. Ne vous surprenez pas si vous vous faites dépasser à plus de 120 km/h par les véhicules des compagnies forestière ou par les locaux. Aucun défi pour se rendre à cet endroit à moins d’emprunter quelques détours :

 

La majorité des avions, hélicoptères et véhicules arrivent sur place le vendredi et le samedi en avant midi, si la température le permet bien-sûr. L’an dernier, les pilotes ont dû repartir le samedi en après-midi car la météo n’annonçait rien de positif pour le dimanche. Les petits et les grands trouveront leurs comptes face à une aussi grande variété et quantité d’engin réuni en un même endroit.

Pour les amateurs de vestiges et d’histoire, plusieurs fondations de bâtiment, citerne et autres trésors du passé restent à découvrir aux alentours. La piste d’atterrissage de Casey a été construite au début des années 50 et abandonné environ dix ans plus tard. La piste, qui à l’origine, faisait partie de la Pinetree line en conjonction avec la station de parent a été délaissée de sa fonction principale. Elle a toutefois servi pour l’arrosage du bourgeon d’épinette au début 1970 et c’est durant cette opération qu’un Super Constellation s’est « crashé » après le décollage. Sans oublier une des plus grosse saisie de cocaïne de l’histoire du Canada en novembre 1992 où Raymond Boulanger avait atterri avec 4000kg à son bord. L’historique de Casey est haut en couleur et je vous conseille fortement de consulter les liens cité ici-bas pour tous les détails de ces événements.

Même si nous y sommes allés pour les trois dernières années, Casey est un incontournable et chacune de nos explorations complémentaires fûrent un succès. En plus d’être la saison des bleuets au grand plaisir des enfants, le nombre de véhicules d’expéditions augmente à chaque année et il est toujours plaisant de rencontrer de nouveaux passionnés (ées) d’overland. La situation géographique de la piste est excellente pour faire un transit ou encore un point de départ pour les explorations en direction des quatre points cardinaux : Vers l’ouest pour la Zec Capitachouane, vers le nord pour Gouin, vers l’est pour le secteur La Tuque et finalement vers le sud pour Matawin.

Pour ceux et celles qui sont moins habitués et qui préfèrent se déplacer en convoi, garder l’œil ouvert sur la page facebook d’Overland et Aventure Québec car il y a plusieurs déparst qui s’organisent pour cette destination.

https://campingmaster.weebly.com/vestiges-guerre-froide-agrave-casey-en-photos.html

https://rivoq.ca/le-lockheed-super-constellation-de-casey/

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/201303/16/01-4631659-le-vol-spectaculaire-de-casey.php

 

Rassemblement overland 2018

Rassemblement overland 2018

C’était lors de la fin de semaine du 16-17 juin que se tenait la deuxième édition du rassemblement Overland. Ayant doublé en participation depuis l’an dernier, le défi était de taille afin de gérer une belle route avec des véhicules de toutes sortes. Les organisateurs ont réussi organiser le tout pas trop loin de la ville de Québec, la réserve faunique de Portneuf, avec plusieurs parcours de différents niveaux de difficulté afin que chacun puisse y trouver son propre défi et tester ses habiletés à travers le terrain.

Le point de rencontre était réservé avec la ville de Rivière-à-Pierre, sur leur halte routière, qui était exceptionnellement ouverte à nous pour la fin de semaine afin de nous permettre de nous rassembler et d’accueillir les participants à dormir sur le bord de la rivière.

Aux alentours de 9 h le samedi matin, le coup de klaxon était lancé, les informations sur les tracés nous étaient donnés ainsi que l’horaire de la journée. Quelques petits détails de dernière minute à régler et tous ont embarqué dans leur véhicule afin de commencer le convoi et entrer dans les chemins forestiers non loin de l’endroit où nous avions passé la nuit.

Le parcours comprenait un chemin principal à 2 voies qui sert au transport de bois durant la semaine. Ensuite il y avait plusieurs alternatives, selon les goûts de chacun. Un groupe s’est attaqué à un sentier rarement utilisé, ce qui le rendait technique par moment avec des obstacles difficiles à contourner.

Tandis que le reste du groupe a pris un chemin un peu plus facile, ce qui rendait la route agréable pour les véhicules de ville. Le but était une halte au lac Mekinac afin de relaxer et manger. Les enfants ont pu se baigner ou jouer dans le sable pendant que des histoires de la journée commençaient déjà à se former.

 

Après quelques heures à se faire bronzer au soleil, il était temps de regagner nos véhicules afin de se rendre à notre destination finale afin d’y passer la nuit. Le tout s’est fait très facilement avec des obstacles mineurs et des paysages à couper le souffle. Chacun a trouvé sa place à stationner avec plusieurs groupes ici et là. Les odeurs étaient au rendez-vous sur l’heure du souper avec des feux de camp à divers endroits et des sourires sur toutes les faces.

La soirée s’est terminée autour d’un feu avec beaucoup d’histoires et de belles rencontres. Au final, 35 véhicules de toutes sortes étaient présents, avec des participants venant de plusieurs coins du Québec et même d’ailleur. Le plus agréable était de voir les différents arrangements de véhicules et remorques utilisés pour ainsi montrer notre belle passion, OVERLAND.

Est-ce qu’on est arrivés?

Lorsque l’on parle de voyages ou d’aventures, il y a une phrase qui revient un peu trop souvent à notre goût : Quand les enfants seront plus grands…

En fait, oui il y a des limitations et des adaptations lorsque l’on entreprend un périple avec des enfants mais il ne faut pas rester à la maison pour autant. La traversée de l’antarctique en ski de fond ou l’escalade du mont Everest pourrait s’avérer difficile mais voici quelques petits trucs et astuces qui fonctionnent pour nous et qui vont peut-être améliorer la qualité de vos prochaines sorties, sur et hors-route.

La préparation : Prenez le temps de faire le baggage de votre enfant avec lui et de lui expliquer l’utilité de chaque item. Au besoin, créez une liste et en peu de temps, il sera capable de faire lui-même son sac avec un peu de supervision. Limitez le nombre de gadgets tout en le faisant choisir ce qu’il peut apporter avec lui pour le distraire pendant la route.

La fatigue, la faim et la soif sont trois facteurs déterminant dans le tempérament de l’être humain. La seule différence entre l’enfant et l’adulte est que l’adulte contrôle mieux ses besoins face à ces facteurs. C’est pourquoi nous avons toujours une boîte de collations sous le siège avant et une quantité suffisante d’eau sous la main. Pour ce qui est du sommeil, les oreillers de camping ne sont jamais bien loin et il en va de même pour les doudous.

Plus vos enfants sont autonomes, plus votre voyage sera plaisant. Installez-leur différents rangements pour qu’ils aient tout ce dont ils ont besoin sous la main. Les filets extensibles et les rangements derrière les sièges sont des investissements très rentables. Pourquoi pas quelques prises 12 volts et ports USB supplémentaires pour les technos. N’oubliez surtout pas une boîte de mouchoir et un contenant pour qu’ils jettent eux-même leurs déchets.

En tant que parent, vous êtes toujours les premiers répondants et vous devez avoir l’intégrale de la pharmacie ainsi que la trousse de premiers soins. Ces deux items sont indispensables avec des enfants particulièrement en régions éloignés.

Prévoyez vos itinéraires avec beaucoup de flexibilité et de réalisme. Vous avez besoin d’un plan B, C et D. Le plan A étant l’équivalent d’une journée parfaite de plus 10 heures de route avec aucun arrêt supplémentaire pour des numéros 1 et 2. Si vous n’avez qu’un plan A car vous avez fait des réservations, ne surestimez pas la distance que vous avez à parcourir car une arrivée tardive cause un stress inutile qui, mélangé avec la fatigue, ne fait pas bon ménage pour tous les membres de la famille.

Sur la route : Nous attribuons des responsabilités aux enfants en fonction du siège qu’ils occupent et les changeons de place souvent. Par exemple, celui de gauche est responsable de la distribution des papiers mouchoir et celui de droite du sac à déchet tandis que celui du centre distribue les collations et les jeux. Bien entendu, il est difficile d’en faire autant avec les enfants en très bas âge avec leurs bancs d’auto et leurs coquilles.

Même en voyage, il est possible de respecter une certaine routine. Pour les enfants en bas âge, la sieste est souvent obligatoire après le diner et la relaxation après le souper. Entre ces périodes, il faut réussir à les distraire. Dans un monde idéal, on aimerait que nos enfants regardent dehors en s’émerveillant du paysage pendant des heures. Malheureusement c’est rarement le cas et il faut apprendre à le gérer de la bonne façon. Les jeux vidéo et les films sont la solution facile mais il ne faut pas en abuser. Certains jeux de la console portative Nintendo 3DS permettent aux enfants de jouer ensemble sans WIFI. Mario Kart et Mario Party sont deux exemples de jeux qui ont connu un franc succès avec nos enfants. Il existe aussi une panoplie de petits jeux de voyage, devinettes, cherche et trouve et j’en passe.

Malheureusement pour nos enfants, je suis le genre de personne qui croit qu’une bonne vessie se doit d’avoir la même capacité que l’autonomie en carburant du véhicule. Par contre, heureusement pour eux, je n’ai pas encore installé de réservoir auxiliaire. Lors d’un arrêt, prenez l’habitude d’envoyer tous les passagers aux toilettes même ceux qui prétendent ne pas avoir envie. Ceci vous évitera surement un arrêt qui vous forcera d’utilisé le plan B discuté dans la préparation.

Les arrêts-repas doivent idéalement être faits dans un endroit dégagé offrant la possibilité aux enfants de courir et de dépenser leur trop plein d’énergie. Nous avons pris l’habitude d’apporter un ballon ou un jeu de raquettes quelconque pour les occuper pendant que nous préparons le repas. L’option McDo avec un parc de jeu est une bonne alternative mais elle n’est pas toujours disponible au fond des bois. Si vous avez à manger au restaurant, surveillez les promotions estivales. Beaucoup de chaînes de restaurants offre les repas enfants gratuit pour chaque repas adulte.

Si vous êtes dans un secteur sécuritaire et que vous dormez à l’intérieur de votre véhicule, le « night shift » est une bonne option. Après la relaxation du souper, papa et maman s’offre un bon café et roulent jusqu’aux petites heures du matin pendant que les passagers dorment dans leurs bancs d’auto. C’est la façon idéale pour épargner les enfants lorsque vous pouvez dormir n’importe où et que vous avez la capacité pour le faire. Si vous êtes en tente ou dans une région austère la règle numéro 1 de l’overlanding est de ne pas rouler la nuit.

Activités et mode de vie : Tel que mentionné dans l’intro, vous devez ajuster vos activités en fonction de la capacité de vos enfants. Les musées et lieux historiques sont très intéressant mais dépasse souvent la capacité de concentration d’un enfant et même la mienne. Même chose pour les randonnées, ne surestimez pas leurs capacités. Par contre, plus ils en feront plus ils deviendront à l’aise et vous pourrez augmenter lentement la durée ou la distance à parcourir.

Faites un bon équilibre entre les activités que vous désirez faire et celles spécifiquement pour les enfants. De cette façon, l’intérêt et la motivation demeurent lorsque tout le monde y trouve son compte.
Prenez le temps d’expliquer à vos enfants l’histoire et les particularités des lieux que vous visitez au meilleur de votre connaissance bien sûr. Vous créerez en engouement et un intérêt qui vont sûrement apporter un million de questions! Même si votre enfant ne retient que 10% des réponses, c’est déjà ça de gagné.
Essayez de garder des heures de repas similaires à la routine de la maison et variez votre alimentation. Faites-leur découvrir les spécialités de la place car ceci les aideront à développer une ouverture face à la nouveauté culinaire, peut-être même de manger du brocoli.

Faites des feux le plus souvent possible et montrer leur à le monter, à l’allumer et l’éteindre correctement. Ceux-ci deviendront autonomes et ceci vous laissera plus de temps pour toutes les autres tâches à effectuer autour du véhicule.

Garder du temps le soir pour un moment relaxant en famille avec un jeu de société ou de cartes. Beau temps mauvais temps, rien de mieux qu’une bonne partie de cartes sous l’auvent quand il n’y a pas trop de maringouins.

Adaptez votre sommeil à celui de vos enfants, couchez-vous en même temps qu’eux et vous serez plus en forme le matin pour commencer la journée, ce qui vous donnera du même coup, plus de temps pour la préparation et les activités.

Trucs et astuces : Pour éviter les chicanes inutiles, vous pouvez séparer les gamelles et les ustensiles des enfants avec un code de couleur. Ceci les responsabilisera face à leurs items et il leur feront plus attention.

Plus votre « set-up » est simple moins vous passerez de temps à vous installer et désinstaller ce qui vous donnera aussi plus de temps de famille et beaucoup moins de casse-tête.

Apprenez à cuisiner des plats simples et efficaces qui ne requièrent pas trop d’ingrédient et faites le maximum de cuisson sur feu de bois. C’est le meilleur remède pour se relaxer tout en sirotant votre boisson préférée après une longue journée de route.

Nous avons donné à chacun d’eux un sifflet Fox et une lampe frontale étant donné que nous sommes souvent en camping sauvage. Vous pouvez même leur apprendre à se servir du poivre de Cayenne et de tous les petits gadgets qui pourraient intervenir en situation d’urgence.

Allez faire un tour au Dollorama et faites le plein de bracelets fluorescents, les enfants peuvent passer des heures à jouer avec ce genre de truc en plus de vous permettre de savoir où ils sont à la noirceur.

N’achetez pas de sac de couchage pour enfants. Ceux-ci grandissent si vite, optez plutôt pour un modèle pour adulte et attacher le bas à l’aide d’une corde à la longueur désirée.

Plus la famille est grande, plus vous avez besoin d’espace, mais n’oubliez pas de calculer ce que vous pouvez gagner avec un auvent. Vivre dehors est beaucoup plus plaisant et particulièrement pour la préparation des repas. Un auvent de bonne dimension avec un système d’éclairage vous permet de choisir un véhicule plus compact et d’avoir autant et même plus d’espace.

Apportez avec vous le nécessaire en vêtements et équipements pour faire vos activités par beau ou mauvais temps de cette façon, vous serez moins ennuyés par la température.

Gardez toujours au moins une canne à pêche et des hameçons. Les enfants adorent pêcher et c’est un moment de détente pour tous en plus de fournir une bonne option de repas.

En résumé : Voyager avec des enfants apporte une dynamique très différente laquelle, une fois bien rodée, devient plaisante et même indispensable. Plus nous sommes de personnes pour partager cette expérience, plus celle-ci devient mémorable. Ne vous empêchez pas de partir à l’aventure avec vos enfants, bien au contraire, partez le plus souvent possible et vous verrez votre noyau familial se resserrer. Sans oublier que de fois en fois, vous trouverez votre propre recette et ce sera plus facile et deviendrez plus efficace. N’oubliez surtout pas d’avoir du plaisir, c’est la clef de la réussite et vos enfants deviendront probablement de grands aventuriers qui, à leurs tour raconteront autour du feu à leurs propres enfants la fois où…

Texte et photos: Expédition Nord-Sud

Planifier une expédition

Planifier une expédition

Que ce soit pour une fin de semaine ou de longues vacances, en solitaire ou groupe d’amis, un des premiers problèmes d’une expédition est la planification. Où est-ce qu’on dort et mange, quand est-ce qu’on arrête, qu’elle chemin prendre pour voir un paysage ou simplement une station-service? À plusieurs reprises, je me suis retrouvé à dormir dans des stationnements de Wal-Mart ou dans des endroits pas trop sécures dans le fin fond d’un champ ou boisé. Tout ça pour revenir à la fin d’un périple avec toujours le même point à améliorer, la PLANIFICATION !

Mais comment fait-on ? Un veut aller voir tel lieu, donc tout le voyage est fixé sur tel point d’intérêt et on en oublie le reste. J’ai longtemps fait des tracés GPX sur ma tablette ou Google Map, mais dernièrement je suis tombé sur un message qui a piqué ma curiosité sur la page Overland aventure Québec. Un site web qui s’occupe de tout (itinéraire, essence, dormir, quoi voir) et à la base facile d’utilisation et accessible à tous sur toutes les plateformes.

https://trips.furkot.com

Donc on commence à la base avec une idée de voyage, aller-retour ou simplement la première partie de voyage avec un point de départ et arrivée. Ensuite on rajoute nos paramètres personnels, quelles sont les heures qu’on veut passer sur la route la distance à parcourir par jour, la quantité d’essence de notre véhicule ou même ignorer les autoroutes.

Le site génère automatiquement un tracé GPS comme ferait GoogleMap, mais en rajoutant les places que vous devriez dormir (tenant compte de vos paramètres) un simple clic autour de votre tracé et il vous sort tous les hôtels ou campings dans le rayon de distance, vous donnant accès à la réservation automatique et/ou pouvoir téléphoner pour avoir des informations.

Au début j’étais perdu, trop d’information disponible en même temps, mon simple cerveau ne savait plus où donner de la tête. Mais à force de jouer avec, tout devient plus clair. J’ai décidé de faire le meilleur test possible. Créer un vrai voyage, avec les dates entrées pour la fin de semaine de pâques, la place qu’on voulait aller voir et dormir, et quelques arrêts. En moins de quelques minutes, j’avais un croquis de mon voyage de 4 jours incluant tracé GPS, les places à dormir, les stations-service et où arrêter en chemin. Un dernier clic sur mes endroits où dormir et j’avais accès directement au site « réserve amerrira et/ou state park » afin de réserver mes nuits de camping. Au bout du compte, en moins de 5 minutes, j’avais mon itinéraire complet de fait.

 

Les tentes de toit (RTT)

Les tentes de toit (RTT)
 
L’été approche à grand pas, et depuis plusieurs années, on peut remarquer une croissance dans l’intérêt pour les expéditions par route (Overlanding) et l’achat de tente de toit (RTT). Sans vouloir associer un à l’autre, il est très commun de voir l’utilisation des RTT sur les véhicules d’expédition. Les gens se posent beaucoup de questions quant à l’utilisation ou les endroits où s’en procurer une. Je vais donc, dans le mieux de mes connaissances et expériences, partager avec vous les différents modèles que l’on retrouve sur le marché et les principaux avantages/désavantages de leur utilisation.
Les tentes de toit sont sur le marché depuis plusieurs décennies, elles ont été surtout adoptées en Australie et en Afrique. La plupart de celles que l’on retrouve sur le marché proviennent justement d’un de ces 2 continents. On peut notamment les voir sur plusieurs vidéo YouTube dont la célèbre série <Expedition Overland>
Ce style de tentes nous permet, dans la plupart des cas, de dormir rapidement sur le toit du véhicule ou même d’une remorque d’expédition, en ayant accès à un matelas et kit de couchage déjà prêt a l’intérieur. 
 
Les avantages:
·         Plus élevé que le sol, ce qui enlève la plupart des insectes ou créatures qui se retrouvent à la hauteur des tentes de sols. Ça enlève aussi l’humidité du sol lors des journées plus difficiles ou simplement une ventilation plus efficace.
·         Prêt à camper n’ importe où, peu importe le type de terrain (roche, sable, neige, étendue d’eau), il est très facile de niveler le véhicule et de simplement dormir sur le toit.
·         Moyennement rapide à installer, on doit simplement enlever la toile de protection et ouvrir la tente. La plupart du temps les sacs de couchage, oreillers, matelas et couvertures sont déjà entreposés dans la tente, ce qui gagne en temps de manipulation ou simplement protection contre les intempéries à bouger du véhicule à l’espace pour dormir.
 
Les désavantages:
·         La consommation est plus élevée pour la plupart des véhicules, on parle d’une grosse masse rajouté au toit du véhicule qui affecte l’aérodynamisme de votre auto. Faites attention notamment dans la façon dont vous engager un obstacle pour éviter les chavirements.
·         Le montant à investir qui fait peur à la plupart des acheteurs curieux, avec un prix de base dans les alentours du 1000$ pour le plus petit des formats et un marché usagé assez rare. Il n’est pas donné à tout le monde de se promener avec cet objet de camping peu commun.
·         Plus compliqué à entreposer, si vous voulez faire aérer votre tente vous n’avez pas accès à votre véhicule pour les promenades. À noter qu’il peut y avoir un problème d’humidité dans votre tente si vous la garder à temps plein sur votre véhicule l’hiver.
·         Le poids, on parle d’un poids dans les alentours du 100-120lbs à mettre ou enlever de votre toit. Ceci peut s’avérer une tâche ardue si votre seul compagnon est votre conjointe.
 
Les modèles que l’on retrouve sur notre marché nord-américain sont grandement affectés par notre dollar. Il faut s’attendre à débourser beaucoup plus pour ce genre de tente comparé aux modèles plus commun. Il est à noter aussi que la plupart des entreprises vont faire appel à un fournisseur chinois afin de fabriquer leur tente. Bien qu’elles aient toutes leur petit quelque chose différent, elles sont pour la plupart toutes sur le même modèle de base et il n’y a aucun gros désavantage à choisir une marque sans nom.
On remarque plusieurs styles diffèrents par rapport aux tentes. Certaines vont avoir une rallonge par-dessus leur échelle pour protéger des intempéries. L’utilisation de ces tentes est surtout efficace avec l’annexe qui vient en option sur toutes les tentes. L’annexe est la partie qui se rattache en dessous de la tente qui crée un vestibule ou une place additionnelle pour dormir.
Sur certaines marques vous allez avoir les lumières DEL intérieures et à l’échelle, des prises pour vos appareils électriques communs, des pochettes intérieures et fenêtres au toit pour voir les étoiles la nuit. La qualité du matelas intérieur pourrait jouer d’une marque à une autre, l’épaisseur notamment ou la couverture utilisée pour celui-ci. Certains modèles vont venir avec un matelas anti condensation afin de remédier au problème d’humidité en dessous de votre matelas.
 
 
Il y a aussi les modèles rigides (Hard Shell ou Hard top), plus facile d’utilisation avec une ergonomie plus facile aussi pour certain. Mais le prix est beaucoup plus élevé que les tentes de toit normales.
 
 
Voici les vendeurs disponibles pour l’achat de votre tente de toit:
·         Wild coast tents, wildcoasttents.com, nouvelle écosse
·         goxplore, goxplore.ca, Rawdon
·         Tepui Canada, Tepuitents.ca, Vancouver
·         Smittybilt, amazon.ca
·         http://www.autohomecanada.com/ aussi vends des RTT de style en toile et ridige
·Ikamper, ikamper.com
Maxime Levesque Francoeur Collaborateur 4x4setup magazine

Partons vers l’ouest

 

Pour ceux et celles qui nous ont suivis durant les dernières années, nous avions terminé notre périple  Labrador-Terre-Neuve en rêvant de compléter notre traversée vers l’ouest :

«  Quoi de mieux qu’une longue traversée en bateau avant de reprendre le chemin du retour, tout en regardant le coucher de soleil sur l’Atlantique et rêvant à la prochaine aventure. Et pourquoi pas le Pacifique? »

Voilà qu’un an presque jour pour jour, nous sommes fins prêts à prendre la route en direction de la Colombie-Britannique. Disposant de seulement trois semaines avant le retour en classe, nous avons décidé que les enfants et ma conjointe reviendraient à la maison en avion alors que je retournerais par la route, les épargnants du même coup des 5500 kilomètres du retour. Bien que la préparation du véhicule et du matériel ait été exhaustive, notre itinéraire lui, laissait place à beaucoup de latitude car nous n’avions fait aucune réservation sauf pour les billets de retour.  Nous étions fébriles le jour du départ car ce voyage, nous l’avions rêvé et imaginé bien longtemps avant d’avoir des enfants.

Question de faire le plus de route possible pour notre première journée, le départ était prévu à 5h00. Puisque nous devions trouver un endroit pour dormir et faire l’installation de la tente, il était difficile d’arrêter la route passée 19h00. L’objectif était simple : Se rendre en Alberta le plus rapidement pour profiter des rocheuses et de la côte ouest Canadienne. Notre première journée de route fut moins productive que prévue en perdant quelques heures dans les travaux routiers dans le secteur d’Ottawa. Notre journée s’est terminée dans un petit camping du nom de Dreany Heaven, adjacent à la Trans-Canadienne. La petite baignade avant le souper a vite redonné le moral aux troupes. La tenancière du camping, une sympathique dame, nous emprunta les enfants pour leur faire un tour de voiturette de golf et leur donner des friandises glacées pendant qu’on installait notre tente. Ça commence bien les vacances!

 

Une légère odeur de frein avait envahie l’habitacle après une série de bonnes descentes à la fin de notre journée. Une fois les enfants couchés, j’en ai profité pour faire une petite vérification et lubrifier les étriers avant. Notre set-up avec tout le matériel est relativement lourd pour la grosseur de notre véhicule et il est primordial que tout soit A1.

L’Ontario c’est long… plus de 2200 kilomètres à elle seule. On était bien content de mettre les pieds au Manitoba et on a décidé de prendre une journée de congé pour allez visiter le Zoo de Winnipeg et planter notre tente au camping de Grand Beach. Petite journée off avant de reprendre la route en direction de l’Alberta.

Drumheller était une destination incontournable. Située dans le Midland au nord-est de Calgary, cette ville kitch remplie de répliques de dinosaures, héberge le réputé musée historique Tyrell.  Ce musée autant que l’environnement du Midlands nous plongent dans la préhistoire et les vestiges qui s’y rattachent. Prévoyez une bonne journée pour en profiter au maximum.

À la fin de notre journée, nous avons décidé d’emprunter la north dinosaurs trail pour aller voir un peu plus loin. À notre grande surprise, la route qui traverse la rivière n’a pas de pont mais un traversier à câble. Le Bleriot ferry nous a permis de rejoindre de l’autre côté le camping sauvage portant le même nom. Loin des lumières de la ville, l’obscurité profonde de la nuit m’a même permis d’observer des Aurores boréales à la suite d’une crise de crampes intestinales causée par un abus de sauce habanero.

Après une virée éclair dans la ville de Calgary, nous avons pris la direction de Banff pensant se dénicher un coin pour planter notre tente. Tous les postes de garde nous accueillait avec un sourire en coin quand on leur demandaient s’il y avait un terrain de libre «Sorry, no vacancy, You are in the Rockies! ». Le temps filait et nous n’avions toujours pas de place où dormir jusqu’à ce qu’on se retrouve dans un petit village appelé Field, où nous avons réussi à trouver une auberge avec une chambre pour 5 à un tarif déraisonnable. Voulant passer quelques jours dans les environs, la chasse aux campings commença tôt le lendemain et le kicking horse Campground s’avéra l’endroit désigné. Le reste de la journée servi à faire les visites des lacs Louise et Moraine. Malheureusement, les feux de forêt au Nord de l’état de Washington dégageaient tellement de fumée qu’on ne voyait pas la cime des montagnes et les lacs n’avaient pas leurs splendeurs habituelles. Nous avons quand même pris le temps de faire une petite baignade dans une des eaux les plus froides que j’ai connu jusqu’à présent.

Les sources d’eau chaude sont monnaie courante dans la région et Radium hot springs figurait sur notre liste. Ce fut une activité relaxante contrairement à d’habitude et nous avons terminé la journée avec le meilleur repas de pizza à ce jour chez Red Tomato Pie dans la ville de Golden. Nous étions installés au camping municipal de la ville pour prendre le temps de faire un peu de rangement, des provisions et surtout, fêter l’anniversaire de notre fille Mérédith.

Le temps était venu de descendre dans la vallée d’Okanagan direction Kelowna pour aller cueillir des fruits. Probablement une de nos meilleures activités du voyage, pas besoin de vous dire qu’on a sauté un repas cette journée-là. Les feux de forêt était maintenant rendus sur le territoire canadien et on pouvait les apercevoir dans les montagnes avoisinantes. Nous avons emprunté la route 3 au sud de Penticton, question de voir le plus de territoire possible et rouler à flancs de montagne. Nous sommes arrivés à Vancouver en fin de journée et trouver un camping fut encore une fois très difficile. C’est à Porteau cove qu’on posa le pied pour la nuit, ce qui nous rapprocha de Horseshoe Bay où il y a un terminal pour traverser sur l’île de Vancouver.

Une fois rendu sur l’Île, nous avons déniché une place au camping de Gold Stream situé près de Victoria. Entourés d’arbres gigantesques, les sites de ce camping sont tout simplement époustouflants. Pour une des rares fois, notre installation était complétée avant la noirceur et nous en avons profité pour nous concocter un vrai repas. Visiter la ville de Victoria fut vraiment plaisant de par son architecture, ses maisons flottantes ou encore ses bateaux-taxis.

 Une carte de l’île nous avait été remise lors de la traversée et mon attention avait été attirée par une petite ligne pointillée rejoignant les villages de Port Renfrew et Port Alberni. Ceux qui me connaissent savent que je déteste faire des allers-retours et que j’essaie toujours de faire des boucles. Pourquoi revenir sur nos pas si on peut traverser l’île du sud vers le nord. Notre Gps ne nous donnait pas grand-chose mais la carte semblait être OK. La première étape jusqu’au lac Cowichan était bien identifiée et la route de gravier en bon état. La deuxième partie, elle, était aussi carrossable mais il n’y avait plus d’indications. Heureusement que nous avons croisé quelques villages autochtones, preuve que nous n’étions pas perdus. L’arrivée à Port Alberni se fit en fin d’après-midi et il fallait maintenant se diriger vers Tofino, que nous avions défini comme la destination finale de notre traversée d’est en ouest. La route pour se rendre sur la côte ouest est tortueuse à souhait et il y a des traces laissées par les camions sur les parois rocheuses tellement elle est étroite. À notre arrivée, nous avons eu droit au coucher de soleil sur le Pacifique pour célébrer l’aboutissement de notre périple Trans-canadien. Nous avons adoré Tofino et décidé d’y rester 2 jours supplémentaires. Ces deux journées nous ont donnés le temps de préparer le camion pour le retour et profiter du Tacofino avec leurs succulents fish tacos.

Après nos adieux à l’océan Pacifique, nous avons entrepris notre retour vers la ville de Vancouver pour nos deux dernières journées avant la séparation. Totalement différente de Victoria, la métropole est beaucoup plus moderne et bondée de monde. Une visite à pied ou à l’aide des transports en commun s’impose. Nous avons même réussi à trouver un autre Tacofino pour essayer de satisfaire ce besoin de fish taco insatiable. La dernière nuit avant l’effritement de la tribu s’est déroulée dans un hôtel à proximité de l’aéroport et c’est avec le cœur lourd comme une tonne de brique que nous nous sommes dit au revoir. Je me rappellerai toujours de cet instant car même si la séparation serait brève, l’équipe soudée que l’on était devenu s’écroulait tout à coup.

Il était temps pour moi de reprendre la route en solitaire et de retourner à la maison. La première journée fut difficile car malgré la beauté du paysage, je ne pouvais pas la partager avec quiconque. J’avais décidé de retourner en empruntant la route au nord des États-Unis pour faire un arrêt au parc de Yellowstone dans le nord de l’état du Wyoming. Yellowstone est immense et déborde d’animaux en liberté et de sources geysers. Les bisons, parfois au centre de la route, ne portent même plus attention aux paparazzis touristiques. Le Wyoming s’affichant comme l’endroit ayant le meilleur steak au monde, je ne pouvais pas manquer cette chance. Il me restait cinq ou six bûches et je n’avais pas mangé un vrai repas depuis quelques jours. Bien installé dans un camping de parc national à 10 $ la nuit, je montais la tente en attendant la braise nécessaire à faire cuire mon festin. Je déclare officiellement que le Wyoming mérite son titre car ce repas a été de loin le meilleur repas cuit sur le feu à ce jour et j’en rêve encore parfois la nuit.

J’ai repris la route très tôt le lendemain pour essayer de couvrir le plus de distance possible. Je n’avais plus le goût de monter la tente car je perdais du temps précieux  et j’avais sérieusement hâte de revoir mes aventuriers préférés. J’ai roulé tard dans la soirée et décidé d’arrêter dans un Motel 6 à 29$ la nuit pour une chambre qui sentait la cigarette. Pas besoin de vous dire que je n’ai pas dormi dans les couvertures cette nuit-là. Le lendemain matin, un individu louche faisait le tour du camion dans la cour du motel en se parlant tout seul. N’ayant pas le goût d’interagir avec lui, j’ai décidé d’attendre un peu dans l’espoir qu’il disparaisse. Croyant qu’il était parti, j’ai sorti en douce avec tout mon barda mais il revint aussitôt et ne semblait pas dans tous ces moyens. Essayant de comprendre ce qu’il voulait et lui disant que je devais reprendre la route, il finit par me donner son chapeau de cowboy et me laissa partir après une demi-heure. Je ne le savais pas encore mais mon prochain arrêt serait à la maison. J’étais à plus de deux cents kilomètres à l’ouest de Chicago et 22 heures plus tard, je déjeunais avec ma famille.

Après un court repos, j’étais incapable de rester dans la maison. J’ai sorti à l’extérieur et me suis fait à dîner sous l’auvent du camion. Seulement 4 semaines à l’extérieur et j’ai eu besoin d’un certain temps pour me réadapter à mon mode de vie quotidien. Une fois cette réadaptation terminée, il était venu le temps de planifier nos prochaines aventures. C’est en mijotant nos projets de voyages que le nom Expédition Nord-Sud nous est venu en tête : La route entre Prudhoe Bay et la Terre de Feu doit être splendide…

Texte: Expédition Nord Sud
Photos:  Expédition Nord Sud

Ton Set-up… 4X4 Set-Up!

Un événement Overland à ne pas manquer

La semaine passé j’ai découvert un groupe d’overlanding du Nouveau-Brunswick qui m’on parlé d’un événement qu’ils organisent annuellement. Je peux vous garantir que l’équipe du magazine y sera présente cet année. Désolé article en anglais pour des questions ou détails vous pouvez nous contacter: groupe4x4set-up@outlook.com 

 

 

NB Expedition Challenge 2017

After a year of conceptualizing the event and countless kilometres of trail recon by East Coast Overland with the assistance of Explore The North and J. Diamond, August was the perfect month to run the NB Expedition Challenge here in NB. The vast swaths of mosquitoes that plague outdoor enthusiasts in the months of May and June have mostly died off, the swamps and mud pits of the spring rains have all but dried up and sun has had a chance to solidify the soft spring trails.

 

This year in particular the summer has been a very dry one, bringing little to no rain, until of course as luck has it, the night of the rendezvous for NBX 2017 and into day 1 and 2 of the event. The mud and rain set a dreary start to the event but it didn’t deter the 31 vehicles that had gathered for this adventure to kick into high gear and play around with their waypoints and Gaia App, that was provided for free through Gaia sponsorship. Day one was a shakeout day to get teams used to working together and get a grasp of the daily challenges that will be presented to them over the following 4 days.

NB Expedition Challenge 2017, OutHEREadventure.com, Overland Canada

 

Team Rubi Su on Day 2 on a muddy trail, somewhere in central NB.

Day 2 was the first day of challenges, with the trails still wet and muddy from the last 24 hours of rain, drivers started to realize that their skills and vehicles would be pushed during this navigation challenge. From tight overgrown trails to flooded trail sections, teams started to develop strategies how to best tackle the number of waypoints issued each morning. Some got stuck, some almost flipped over and most ended up winching their rigs through a very steep obstacle that very quickly became known as the “tank trap”.

NB Expedition Challenge 2017, OutHEREadventure.com, Overland Canada

 

Team Harrington from Vermont working their way through the Tank Trap, one rig at a time

Day 2 roughly went from the Doaktown area to Rogersville where the camp for night 2 was sighted in a clearing. Some people still struggling with the Gaia app, especially since the satellite image view is no longer available as in the older versions, it really created challenges to the users. Luckily we had Backroad Mapbooks on board for sponsorship that provided each team with a paper copy of an NB Backroad Mapbook, outlining the vast trail network this Province has to offer. The teams very quickly bonded with each other and new connections and friendships were made over the crackling camp fire, cold beers and stories of the day’s adventure.NB Expedition Challenge 2017, OutHEREadventure.com, Overland Canada

 

The sun started to make an appearance towards the end of the day and with it came a rise in spirit and excitement about the adventure that lay ahead as the trails would lead the participants ever further north into the mountains of northern NB. Day by day the scenery was about to become more dramatic as the altitude would rise, the villages and with it, gas stations become more scarce and the remoteness of the region would become abundantly obvious.

NB Expedition Challenge 2017, OutHEREadventure.com, Overland Canada

One of the great things about events like this is the boost to local economy and in particular gas stations that lie along the route where everyone will stop by to fuel up, stack up coolers with ice, food and beer before heading back into the wilderness.

NB Expedition Challenge 2017, OutHEREadventure.com, Overland Canada

A member from Team Rubi Su in northern NB

As the teams started to depart camp on the morning of day 3, the weather was looking great and the forecast was even better with warm temperatures and sunshine. From Rogersville through Red Bank on into the Christmas Mountains, this leg of the journey displayed some of

the most spectacular scenery and trails this region has to offer.

Steep climbs, narrow rocky washed out trail sections and stunning mountain vistas summarize this section of the NB Expedition Challenge. This region is best known for Mount Carleton Provincial Park and the Christmas Mountains.  But these trails, as beautiful as they are, don’t come without a price to pay. Punctured tires, broken shocks, cracked radiators and other trail carnage was the result of this, making night 3 a collective vehicle repair night for many.

NB Expedition Challenge 2017, OutHEREadventure.com, Overland Canada

Team Fundy Ones conducting field repairs on one of their 3 TJs.

Just like mud was the flavour of the day for the first 2 days, dust quickly became just that for days 3 and 4. The long dirt roads, primarily used by logging trucks and the occasional ATV are notorious to kick up massive dust clouds that linger between the wood lines, reducing visibility and forcing drivers to increase the distance between their team members. With the compass still displaying North, teams blazed on across dusty dirt roads through the northern highlands, with temperatures pushing 30C. After 5 days, cold water became a very sought after commodity and most of the teams found just that at the end of one of the waypoints and seized the opportunity to refresh by taking a spontaneous dip in one of the lakes along the route. Nick and I had scouted out a location to end the event at that was more suitable than the northern town of Dalhousie that was the original intent and found a beautiful pebble river with clear water and beach, large enough to fit all the vehicles onto. While we waited for the participants to finish their waypoints for the day, we took a very refreshing plunge in the cold stream and reflected on the event as it drew to an end, already exploring ideas for NBX 2018.NB Expedition Challenge 2017, OutHEREadventure.com, Overland Canada

 

Pour plus d’information :www.nbexpeditions.com


By: Virgil Dessouroux